Communiqué de presse

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L’Envoyé spécial français pour le Soudan et le Soudan du Sud, M. Stéphane Gruenberg, a effectué du 25 février au 1er mars son premier déplacement à Khartoum depuis sa nomination, où il a rencontré notamment le ministre des Affaires étrangères du Soudan, de nombreux officiels soudanais, plusieurs ambassadeurs, des responsables de la MINUAD ainsi que des membres de l’opposition et de la société civile soudanaise.

La nomination d’un envoyé spécial pour le Soudan et le Soudan du Sud, à l’instar des Etats-Unis, de la Norvège, du Royaume-Uni, de l’Allemagne et de l’Union européenne, constitue une nouvelle marque d’intérêt de la France pour le Soudan, et d’appréciation de son importance dans la région, où la France est présente et dispose d’intérêts importants.

En effet, nous exerçons des responsabilités importantes en faveur de la stabilisation du Sahel, notamment à travers l’opération « Barkhane », à la demande des pays de cette zone voisine du Soudan. Nous restons aussi mobilisés en faveur de la stabilité de la RCA, participons aux efforts de médiation de l’ONU en Libye et partageons avec les Etats de la région la même préoccupation concernant le risque terroriste. Ces raisons, qui s’ajoutent aux coopérations anciennes et approfondies que nous entretenons avec la société soudanaise, font que la France est attachée à la stabilité du Soudan et au dialogue politique et de sécurité avec Khartoum.

Dans cette perspective, la France, en lien avec ses partenaires européens et de la Troïka, souhaite prendre une plus grande part dans les efforts internationaux visant à faciliter, soutenir et accompagner la résolution des crises soudanaises dans le Darfour et les Deux régions, en particulier l’action de médiation menée par le Panel africain de haut niveau dirigé par l’ancien président sud-africain, M. Thabo Mbeki, ainsi que les efforts déployés par le médiateur conjoint chef de la MINUAD et par le Représentant spécial du Secrétaire général des Nations Unies pour les Soudans.

La position de la France sur ce sujet est claire et constante : elle encourage tous les acteurs politiques soudanais à s’investir dans une solution politique, pacifique et négociée, qui est la seule solution durable aux crises du Soudan. A cet égard, elle n’entretient pas de relation préférentielle avec aucun acteur politique soudanais. S’agissant d’Abdelwahid Nour, elle ne lui apporte aucun appui particulier et l’encourage fermement à appliquer la Feuille de route de l’Union africaine.

C’est le message que la France avait déjà rappelé à ses interlocuteurs soudanais lors des consultations bilatérales début février, lesquelles ont permis par ailleurs de renforcer tous les aspects de la relation franco-soudanaise.

Dernière modification : 21/03/2017

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