La France au Soudan > L’Ambassade

Action humanitaire

(JPEG)

LA CRISE DU DARFOUR

LE SUD SOUDAN

LA CRISE DU DARFOUR

Depuis février 2003, le Darfour (496.000 km²), un territoire presque aussi vaste que la France, est en proie à un violent conflit armé. Les Nations unies évaluent (novembre 2006) le nombre total de personnes affectées par le conflit à 4 millions, dont 2 millions de déplacés dans des camps disséminés dans tout le Darfour et plus de 210.000 réfugiés au Tchad.

La réponse humanitaire à cette crise n’a cessé de prendre de l’ampleur depuis le début du conflit. 80 organisations non gouvernementales (ONG), le Comité International de la Croix-Rouge (CICR) et 13 agences des Nations unies sont présentes au Darfour, rassemblant quelques 14.000 personnels humanitaires nationaux et internationaux, travaillent auprès des populations affectées par le conflit.

Accès humanitaire

L’accès humanitaire au Darfour est déterminé par la combinaison de 2 facteurs :

L’aide humanitaire de la France aux populations du Darfour

L’aide apportée par la France est multiple. Outre les appuis politique tels que l’assistance à la Mission d’Observation de l’Union africaine (MUAS), il faut distinguer les contributions suivantes pour l’année 2006 :

Les ONG françaises présentes au Darfour

9 ONG françaises mènent des programmes d’urgence dans les trois provinces du Darfour, principalement dans les domaines de la santé et des soins primaires, de l’eau et de l’assainissement, de l’aide et de la sécurité alimentaire, et du soutien psychosocial aux enfants victimes du conflit.

LE SUD SOUDAN

Au cours des 23 années de conflit entre le Nord et le Sud Soudan (1983 – 2005), près de 4 millions de sud soudanais ont abandonné leurs villages et leurs terres pour fuir les combats. Depuis la signature des accords de paix Navaïsha en janvier 2005, l’urgence est à la reconstruction et à la réhabilitation des infrastructures et des voies de communication, à l’aide au retour des déplacés et des réfugiés, au déminage des routes à la démobilisation et au désarmement des combattants… Le Sud Soudan enregistre un indicateur de développement humain (IDH) parmi les plus bas au monde. Les infrastructures sociales, politiques et administratives (écoles, centres de soin et hôpitaux, réseau routier, d’eau potable et d’électricité, infrastructures ministérielles, etc.) sont quasiment inexistantes ; le personnel qualifié (médecins, enseignants, cadres techniciens, etc.) fait largement défaut ; l’accès aux services de la base est une des principales priorités. Il existe en outre un risque lié à la présence de mines et autres engins explosifs abandonnés à l’issue du conflit, notamment sur les routes de retour empruntées par les réfugiés et les déplacés ainsi que sur les terres cultivables.

La participation bilatérale de la France :

En 2006, l’aide française pour le Sud Soudan s’est élevée

Les ONG françaises au Sud soudan :

Peu d’ONG françaises interviennent au Sud Soudan, notamment en raison de leur forte mobilisation au Darfour. D’autre part, les conditions logistiques pour mener des interventions au Sud Soudan créent des obstacles au déploiement de ces ONG. Les programmes mis en œuvre au Sud Soudan sont des programmes de développement pluriannuels.

EST ET NORD SOUDAN

Le 14 octobre 2006, le gouvernement d’Unité nationale et le Front de l’Est, mouvement de guérilla rassemblant les différentes tribus situées dans cette région en bordure de la Mer Rouge, de l’Erythrée et de l’Ethiopie, ont signé un accord de paix (Eastern Sudan Peace Agreement – ESPA), mettant fin à plusieurs mois de rébellion latente dans la région. Cette région souffre régulièrement d’inondations ; elle accueille des réfugiés érythréens et éthiopiens ; les risques liés à la présence de mines et autres munitions non explosées est élevé. L’accord de paix devrait permettre un meilleur accès aux zones sinistrées et aux populations vulnérables, et permettre la mise en œuvre d’activités de réhabilitation et de développement. Depuis la signature de l’accord, l’état d’urgence dans les trois Etats a été levé.

La FAO/OAA a ainsi distribué 1.147,50 Kg de semences maraîchères à 4.250 familles dans les régions de Kassala et de la Mer Rouge.

L’aide française aux populations déplacées dans les camps de Khartoum en 2006 :

L’aide alimentaire

L’aide alimentaire attribuée chaque année bénéficie prioritairement aux pays à faible revenu et à déficit vivrier (PFRDRV). L’aide alimentaire française distingue aide d’urgence et aide programmée. L’aide d’urgence et l’aide programmée répondent à des besoins différents et appellent par conséquent des dispositifs de mise en œuvre distincts. L’aide d’urgence est mobilisée pour faire face à des situations de crise alimentaire résultant de phénomènes imprévisibles (cataclysmes, sécheresses…). La France s’efforce alors d’insérer sont appui dans le cadre des programmes multilatéraux (PAM…) et d’appuyer sur places les ONG en mesure d’intervenir. L’aide programmée est destinée à appuyer des pays en situation de déficit alimentaire chronique dans leur politique d’amélioration de la sécurité alimentaire. Conçue pour permettre d’abaisser le coût des ressources alimentaires sur place, l’aide en nature a vocation à être vendue afin de ne pas déstructurer les productions vivrières locales. Elle donne généralement lieu à la mise en place de fonds de contrepartie, gérés en collaboration avec le pays destinataire. La coordination entre opérateurs (donateurs, organisations multilatérales, ONG) est indispensable, en lien avec l’Etat bénéficiaire, afin d’adapter l’offre aux besoins et d’optimiser les modalités de l’aide.

Aide humanitaire / aide bilatérale au développement en 2006

Liens utiles  :

L’aide alimentaire programmée

Ambassade e France au Soudan
rue 13, Amarat - Khartoum, Soudan
Tél : 249 183 47 10 82
Fax : 249 183 46 59 28